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27.12.2013

Les accidents musculaires

Pour la pratique sportive, le muscle doit présenter différentes qualités de force, d’endurance, de vigilance, de vitesse et d’extensibilité. Pour que le muscle possède ces propriétés, l’entraînement est indispensable mais il faut aussi que trois systèmes

Pour la pratique sportive, le muscle doit présenter différentes qualités de force, d’endurance, de vigilance, de vitesse et d’extensibilité. Pour que le muscle possède ces propriétés, l’entraînement est indispensable mais il faut aussi que trois systèmes étroitement liés soient en parfait état de fonctionnement. A savoir : la structure biomécanique du muscle, qui permet les contractions, l’activité métabolique, qui conditionne la puissance et la durée de l’activité musculaire, ainsi que le système neuromusculaire, qui règle l’activité de nos muscles. Si l’un de ces paramètres ou si la coordination entre eux est défaillante, cela entraîne l’arrêt de la pratique sportive pour une durée indéterminée. C’est pourquoi il est important de poser un diagnostic précis et rapide pour tout accident musculaire, ce qui permet d’instaurer au plus vite un traitement efficace.

Il faut savoir que lorsque l’on parle d’accident musculaire, on distingue les atteintes s’accompagnant ou non de lésion anatomique. Nous aurons donc d’une part les problèmes musculaires sans lésion anatomique, tels les crampes, courbatures et contractures, et d’autres part, ceux avec lésion anatomique, comme les élongations, déchirures et ruptures.

Attardons-nous un instant sur la première catégorie, et voyons comment faire la différence entre crampe, courbature et contracture. La crampe est une contraction brutale et douloureuse d’un muscle, mais qui cède spontanément à l’étirement. La courbature est une douleur musculaire qui apparaît 12 à 24 heures après l’effort et pour laquelle un simple traitement par la chaleur et le massage décontractant suffira en observant cependant un repos sportif de 5 à 7 jours. En ce qui concerne la contracture, il s’agit d’une contraction musculaire qui ne cède pas spontanément, qui entraîne un repos sportif d’une dizaine de jours et qui demandera un traitement par le froid, le massage avec une pommade myorelaxante et quelques techniques de kinésithérapie judicieusement choisies.

On distingue trois stades pour les accidents musculaires avec lésion anatomique. Premier stade : l’élongation, dont la lésion se présente comme des micro-déchirures au sein des fibres musculaires. Elle survient lors d’une sollicitation excessive du muscle à la limite de l’étirement, entraînant une douleur brutale, mais modérée. Un repos sportif de 10 à 15 jours et un traitement kinésithérapeutique simple seront nécessaires. Deuxième stade, la déchirure dont la lésion est une déchirure des fibres musculaires, voire d’un ou plusieurs faisceaux du muscle. Elle survient lors d’une contraction violente et rapide comme par exemple un démarrage. Elle se marque par une douleur brutale et localisée, entraînant une impotence fonctionnelle totale et une mobilisation active douloureuse, ainsi qu’un hématome. La durée du repos sportif sera de trois à quatre semaines avant de reprendre prudemment la pratique sportive.

Durant le repos, un traitement kinésithérapeutique bien mené est indispensable pour éviter toute suite négative. Troisième stade, la rupture, qui est une déchirure totale du muscle survenant lors d’une contraction extrêmement brutale et forte ou lors d’un choc violent sur un muscle contracté. Une douleur très importante, une impotence fonctionnelle totale, une mobilisation active impossible et l’apparition d’un hématome important en sont les premiers signes. Le repos sera de 45 à 60 jours dont 21 d’immobilisation stricte ; le traitement sera chirurgical, consistant en une suture du muscle déchiré et suivi d’une rééducation importante pour retrouver les aptitudes sportives.

Comme nous venons de le voir, tous ces accidents musculaires, du plus simple au plus grave, entraînent un arrêt du sport pour une durée proportionnelle à l’importance du traumatisme et même s’il est rare qu’ils laissent des séquelles importantes, ils n’en restent pas moins gênants et pénibles pour le sportif privé de son activité. C’est pourquoi il est important d’être bien préparé et de connaître les facteurs de risque et les moyens d’éviter les accidents musculaires.

Les facteurs favorisant ces accidents sont l’absence d’échauffement, le surentraînement, le manque de sommeil, certaines maladies, l’utilisation de produits dopants, les troubles neuromusculaires, un matériel mal adapté et les facteurs climatiques (froid, humidité).

Les mesures à prendre pour éviter ces accidents musculaires sont un échauffement général et local sérieux, comprenant le stretching, le massage, un footing léger, une progression des efforts (plan d’entraînement), la relaxation et la détente, une hydratation systématique, un suivi médical, des étirements spécifiques de la musculature, un choix judicieux du matériel et des vêtements en fonction des conditions climatiques et de l'environnement. 

Bonne pratique sportive à toutes et tous.